Gễ Mếtêr (nom en grec ancien de Déméter) peut se décomposer grâce au syllabaire divin (ou proto-sumérien) comme suit : GE6(sombre, être noir)- ME(charge, responsabilité)-TE(vie)-ÉR(répandre, guider) : « la sombre en charge de répandre (ou de guider) la vie ». Autre possible étymologie de Déméter, Dêmomếtêr : DÉ(arroser)-MÚ(faire pousser, apparaître, restaurer)- ME(charge, responsabilité)-TE(vie)-ÉR(répandre, guider) : « en charge de répandre, arroser et faire pousser la vie ».

Deux définitions de Déméter(1)- Gaïa(3)-Nuréa. Attardons nous un instant sur le terme dễmos, signifiant « terre ». Si nous le décomposons en langage matrice, cela va nous donner ceci : DE(façonner, former), DE2,6(apporter, transporter)-MUŠ(serpent, reptile) : « où les serpents ont été façonnés (ou transportés) » nous rappelant que les Mušidim, ancêtres des Gina’abul, ont élu domicile dans le système solaire (et notamment la Terre) à leur arrivée dans notre galaxie. Une autre décomposition nous renvoie à cette idée : celle du mot Cosmos (qui définit l’univers ordonné, soit le système solaire dans un référentiel héliocentrique) en KÙ(saint)-UŠ8(lieu de fondation)-MUŠ(serpents) ou KUŠ7(dévastation)-MUŠ(serpents), soit « le saint lieu de fondation des serpents » ou « le lieu de dévastation des serpents » ! Le Livre de Nuréa nous informe en effet que le système solaire n’a été épargné de la folie destructrice des Mušidim à l’époque de leur règne. Enfin Déméter pourrait trouver son étymologie dans une autre décomposition innatendue. Nous avons déjà évoqué le personnage de Dumuzi qui a été décliné en Tammuz (Akkad), en Adonis (Syrie), en Dionysos (Grèce) ou encore en Attis (Phrygie). Dumuzi semble être bâti sur un dieu plus ancien, Damu, « fils » en sumérien. Nous verrons dans le prochain chapitre que Damu a été recherché par sa mère et/ou sa sœur dans le monde souterrain après avoir fait voile pour le domaine d’Ereškigal, faisant écho à la recherche de Koré par Déméter. Voici la décomposition en question : DAMU(fils)-TÙR(hutte de naissance, allégorie d’un temple), soit « la hutte de naissance (ou le temple) du fils » ; définition qui n’est pas sans nous rappeler la traduction stricte d’Hathor, « le temple d’Horus ». Si comme nous le verrons, Damu ressuscité est bien Horus, tout s’assemble et Déméter proviendrait de Damutùr (l’un des théonymes de la mère de Damu est Duttur, lui-même proche phonétiquement de Déméter). Duttur, déesse des troupeaux, est mère de Dumuzi mais aussi de Geštinanna, une déesse de la vigne que l’on rapprochera aisément d’Isis et dont le statut d’époux de Dumuzi ressortira comme une évidence.

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Gaïa est également décodable tel quel : GA(lait)- IA5(donner) ou GA6(apporter)-I(triomphe)-A(source), soit « donner son lait » ou « apporter le triomphe de la Source ». Ce don de lait nous renvoie au caractère fondamentalement maternel et nourricier de la divinité, quant au « triomphe de la Source », il nous rappelle que Gaïa est bien une émissaire planificatrice. Nidaba, la Déméter sumérienne dont nous reparlons plus bas, avait pour épithète NAGA, que l’on pourrait décoder en NA(humanité)-GA(lait), soit « le lait de l’humanité »…

Extraits du chapitre 6 (Grande-Déesse de la Terre, de la Fertilité et de la Connaissance : Déméter) du Tome 2 (Les Douze Dieux de l’Olympe) de Quand les dieux foulaient la Terre.