Voici une étude importante sur bien des points. En rédigeant mes différents ouvrages, jamais je n’aurais imaginé découvrir un écrit aussi détaillé sur la mythologie grecque – vaste sujet parallèle à mes recherches – pourtant rarement exploré de mon côté par manque de temps, mais aussi à la faveur d’une prise de conscience évidente : cette tâche « insensée et sacrilège » allait fatalement m’éloigner de mes projets en cours pour un temps indéterminé. Indéterminé, car se lancer dans une pareille entreprise, c’est un peu ouvrir la boîte de Pandore. Cependant, je dois sincèrement préciser que ce sujet me rebutait également tant les mythes grecs ont toujours représenté pour moi une « version hybride » de l’histoire, une transcription inspirée de l’Égypte ancienne, de Babylonie, de Syrie ou encore de Mésopotamie.

Avec détermination, Satoshi Nasura s’est engagé dans l’exercice périlleux de l’ouverture infinie de portes sur d’autres portes, dans le vertige d’un mystère sans cesse renouvelé. Avant de se lancer corps et âme dans un tel pari, il fut, en un premier temps, un de mes grands détracteurs. Profondément fasciné par le contenu des Chroniques et mon décodage protosumérien (Emešà), il se mit à fouiller inlassablement les champs de ruines mythologique et historique pour tenter de trouver des failles et surtout pour comprendre… Totalement troublé, il exposa ses doutes sur le Net pour finalement engager de longues discussions qui suscitèrent l’intérêt de mes proches. Inévitablement, nous avons échangé à une époque où cela relevait encore de l’exploit en raison de ma volontaire mise à l’écart. De là découla sans doute pour lui, peu à peu, cette étude des « Chroniques du Ğírkù à l’épreuve de la mythologie comparée. »

Cette étude pose des bases importantes pour une compréhension de notre véritable passé. À l’intérieur même de l’espace de travail de mes Chroniques, l’auteur n’a fixé aucune limite à son champ d’investigation, et c’est là toute la force de son étude. Nous sommes rapidement plongés dans un monde vertigineux en proie aux excès des dieux et de leur technologie. La démonstration peut dérouter au premier abord, tant elle nécessite l’apport de multiples tableaux et schémas, mais la fascination exercée par les nombreux parallèles entre la mythologie grecque et les Chroniques du Ğírkù génère une dimension « quantique », sous-jacente et jusque-là inexplorée. Certes, le point de vue de l’auteur sur ces sujets reste souvent personnel, mais cette étude demeure très objective avec même, régulièrement, une démarche de type universitaire. Comme l’a fait Catherine Bréant, en 2015, avec son ouvrage Colère à l’Œuvre (éditions Geuthner)1, Satoshi Nasura aura sans aucun doute contribué de manière fort convaincante à démontrer la valeur historique de mon code protosumérien (Emešà) détectable dans toutes les langues anciennes.

Que l’on soit bien d’accord, il s’agit ici d’un travail considérable sur les mythes fondateurs de la Grèce antique et sur notre propre connaissance d’un passé en miettes. Cette entreprise de déconstruction des mythes grecs, digne des Titans, possède également le mérite de rendre accessible un sujet bien souvent resté mystérieux par manque d’éléments comparatifs.

Le lecteur pourra-t-il résister à l’appel de cette gigantesque aventure de la pensée humaine ? Pour une recherche historique et mythologique de ce type, nous ne pourrions être mieux servis que par quelques acharnés et exaltés par une Foi inébranlable, dignes des plus grands héros de nos légendes. Ils sont peu nombreux et Satoshi Nasura en fait assurément partie. Je remercie l’auteur pour l’honneur qu’il me fait d’éclairer ainsi les coins les plus secrets de l’âme humaine en mettant en valeur le fruit de mes quelque 35 ans de réflexions et de travaux.

Anton Parks, été 2016