Interview de l’auteur Satoshi Nasura

Par Loïc Occhipenti (Fondateur de l’Association Étude des Civilisations Disparues).

 

Loïc Occhipenti (L.O) : Pour commencer, comment vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?
Satoshi Natura (S.N): J’ai décidé de me lancer dans l’écriture à un moment où j’avais réuni suffisamment d’informations que je jugeais pertinentes en lien avec les mythologies. Des informations dont je savais qu’elles ne figureraient nulle part – y compris dans aucun livre d’Anton Parks. Je ne pouvais me résoudre à résumer tout cela dans un article sur le Web : l’on parle de plusieurs centaines de pages ! Bien que n’étant pas littéraire ni expert dans aucun domaine, je me suis donc attelé à approfondir mes recherches dans divers domaines : mythologies, anthropologie, linguistique, Histoire, symbolisme… etc, pour en arriver à résumer-synthétiser mes recherches dans la série d’essais Quand les dieux foulaient la Terre.

 

L.O: Vous étiez détracteur d’Anton Parks, qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?
S.N: Historiquement, comme beaucoup d’entre vous, j’étais un lecteur d’Anton Parks ; j’étais également lecteur assidu de nombre d’auteurs touchant aux mêmes domaines que ceux abordés par Parks : ufologie, archéologie mystérieuse et anciennes civilisations. Peut-être par dissonance cognitive, j’en suis venu sinon à tout nier, du moins à tout interroger. Il m’était devenu impossible de croire (le mot est lancé) à toute cette histoire si précise en détail, si raccord avec notre (pré)histoire et nos mythes et légendes. J’en étais venu à penser que Parks avait peut-être vécu des expériences initiatiques de type chamaniques – déclenchées par je ne sais quel composé chimique, que je supposais ponctuellement en surdose dans son cerveau ! – durant lesquelles, on le sait, le témoin parcourt des mondes souterrains ou célestes, rencontre des êtres chimériques affirmant parfois venir d’autres mondes jusqu’à subir – comme le personnage principal du récit, Sa’am-Enki – des expériences « physiques » sur son propre corps.
Et puis, étant d’un naturel curieux, très curieux, j’ai poussé la chose jusqu’à vouloir rentrer en contact avec l’auteur, acquérir ses sources, confronter les données par moi-même… Je suis allé jusqu’à me fournir des lexiques, dictionnaires et autres manuels épigraphiques de langues antiques (égyptien, sumérien et akkadien) pour valider les traductions d’Anton Parks que je jugeais, bien entendu, interprétées sous le prisme de ses expériences.
La linguistique étant la pierre angulaire de l’argumentation de Parks en faveur de ses récits (l’archéologie, la génétique et l’Histoire n’ayant apporté aucune preuve en faveur de contacts passés de l’humanité avec des civilisations exogènes), je me suis concentré dans un premier temps sur ce domaine précis. Et là tout a basculé, j’ai pu reproduire ce que Parks avançait et j’ai même pu en parallèle effectuer des décompositions/décryptages (basés sur les valeurs phonétiques des syllabaires suméro-akkadiens) identiques aux siens. À partir de là tout est devenu limpide. J’ai poursuivi mes recherches notamment via les mythologies et me suis servi de ces dernières, et plus particulièrement de la mythologie grecque, comme base de mes propres recherches.

 

L.O : Votre livre met les Chroniques du Ğírkù de Anton Parks à l’épreuve de la mythologie comparée, d’où son titre, pourquoi avez-vous senti le besoin de reprendre ses écrits en les comparant aux mythologies polythéistes ? Et pourquoi les mythes grecs ont-ils autant de similitudes avec les mythes d’ancienne Mésopotamie ?
S.N: Les dieux (sans majuscule !) étaient multiples. Nos ancêtres le savaient. Il était tout aussi naturel de parler d’eux comme d’un ensemble d’humanoïdes aux caractéristiques propres, que nous d’évoquer aujourd’hui une autre ethnie. Simplement parce que les dieux ne portaient ce titre qu’en raison de leur supposé statut technologique supérieur au nôtre. De même, les Occidentaux sont passés pour des divinités aux yeux de nombre de tribus autochtones des Amériques, d’Afrique ou d’Océanie.
Il était donc logique de rechercher les dieux « Gina’abul » des récits d’Anton Parks dans les mythologies du monde, de fait, polythéistes. Même si le terme de polythéisme n’est pas adapté, notamment en Égypte où il faudrait parler d’hénothéisme.
Prendre la mythologie grecque (et greco-romaine) comme base de travail allait de soi puisque je l’avais étudiée durant mes cours de latin et de grec ancien ; je connais et j’aime particulièrement ces mythes et leurs intervenants. De plus, c’est le socle mythologique commun de tout l’Occident et donc familier avec la majorité de nos lecteurs. Du reste, le corpus grec est l’un des plus précis dans sa description des dieux. Ils y sont décrits comme de taille supérieure aux hommes, possédant un sang différent du nôtre, pouvant changer d’apparence spontanément, parlant une langue différente de celle des mortels et sont vus comme immortels – mais pas invulnérables, puisqu’ils peuvent être blessés, voire tués ! Leur immortalité leur est conférée par un breuvage particulier sur lequel nous revenons dans le Tome 1…

 

L.O: Dans l’ouvrage, page 30, vous déclarez que les hiéroglyphes égyptiens seraient peut-être plus anciens que l’écriture cunéiforme sumérienne, sur un point de vue chronologique souhaitez-vous donner des indices au futur lecteur ?
S.N: Il faut savoir que l’écriture est très récente dans l’histoire des hominidés et que les savoirs se sont toujours transmis par voie orale – et ce depuis des temps immémoriaux (pour ne pas dire des dizaines de milliers d’années !) comme je l’avance dans l’un des chapitres du Tome 1. L’écriture est née d’un besoin très pragmatique conséquemment à la révolution néolithique : celui de comptabiliser les stocks de nourriture, de céréales pour être plus précis. La gestion des ressources alimentaires des premiers fermiers-agriculteurs d’anciennes Égypte et Mésopotamie a donc conduit à l’émergence d’un langage écrit sur des supports solides. Les premières formes d’écriture étaient pictographiques, c’est-à-dire que le signe avait la forme du mot qu’il désignait. La syntaxe et la grammaire étaient sinon inexistantes, du moins extrêmement rudimentaires. Petit à petit, tout cela s’est complexifié pour arriver aux écritures élaborées léguées aux civilisations ultérieures. On ne peut pas vraiment aujourd’hui affirmer qui de l’Égypte ou de l’ancienne Mésopotamie a été la première à développer l’écriture. On peut supposer que le mode de vie néolithique s’est développé quasiment simultanément dans ces deux régions et que, déjà à l’époque, ces deux régions du Croissant Fertile étaient en contact – le commerce à l’intérieur et à l’extérieur du Croissant Fertile a en effet commencé très tôt. L’une a pu copier l’autre ou bien il y a eu une forme de convergence évolutive classiquement rencontrée dans d’autres domaines (comme l’architecture) : face aux mêmes contraintes-besoins, Sapiens a développé les mêmes solutions pragmatiques. Les mythes et légendes prétendent quant à eux bien autre chose : les dieux auraient légué les alphabets, l’écriture aux mortels. Chez les Grecs anciens, c’est à Hermès – également dieu du commerce – à qui aurait incombé cette tâche…

 

L.O: Au départ vous faites un point sur les migrations de l’Homo Sapiens à travers les âges, puis vous parlez également d’haplogroupes… pour les néophytes ce terme peut paraître barbare pouvez-vous nous éclairer ?
S.N: L’on pourrait résumer en disant que les haplogroupes sont des catégories d’êtres humains déclinées en une série de groupes généalogiques descendants d’un ancêtre commun à un moment de la préhistoire. Sapiens est sorti d’Afrique et a peuplé la Terre en une seule migration il y a environ 70 000 ans (http://news.softpedia.com/news/Both-Aborigines-and-Europeans-Rooted-in-Africa-54225.shtml) Tous les hommes modernes peuplant de nos jours la planète sont issus de cette migration. Tous les êtres humains d’aujourd’hui descendraient donc d’une seule et même lignée patriarcale et matriarcale. Notre plus récent ancêtre commun masculin est l’Adam Y chromosomique et la féminine est appelée Ève mitochondriale. Le chromosome Y de l’Adam Y chromosomique s’est transmis à ses descendants mâles. Il est inévitable que certains de ces chromosomes aient subi une mutation. Cette mutation définit alors une nouvelle branche à laquelle on peut associer un nouvel ancêtre commun. Si le chromosome Y d’un des descendants de cette branche subit une nouvelle mutation, cela crée une nouvelle sous-branche (en génétique, l’on appelle cela des clades et des sous-clades) et ainsi de suite. On peut ainsi définir des « arbres de la filiation » paternelle et maternelle de l’humanité. Les haplogroupes figurant les divers embranchements de l’arbre de l’humanité. Ils permettent aux scientifiques de pouvoir suivre les migrations des sous-branches de notre famille humaine sur la planète à travers les âges. Nous utilisons les dernières découvertes sur les lignages génétiques pour appuyer certaines de nos hypothèses.

 

L.O: Pourquoi certaines entités portent des noms différents dans une même mythologie : exemple de Marduk qui est associé tantôt à Enlíl et tantôt au fils de Enki en ancienne Mésopotamie… alors que pour les Égyptiens, il peut être représenté par Seth (alias Enlíl), mais également par Horus (fils de Enki-Osiris) ?
S.N: C’est très simple à vrai dire. Les dieux ont vécu de façon quasiment éternelle de notre point de vue d’être vivant à l’espérance de vie d’une centaine d’années. Comparez Sapiens à des drosophiles : à leurs yeux (si toutefois elles pouvaient arriver à ce niveau de réflexion) nous serions immortels, car présents sans changement physique majeur sur des milliers de générations de drosophiles. C’est la même chose pour nous et les Gina’abul. Ils nous paraissaient immortels, ils vieillissaient simplement moins vite. Leur présence parmi les hommes leur a, de fait, donné différentes appellations, surnoms ou épithètes à travers les âges et les cultures. Ce qui serait surprenant, c’est l’inverse : trouver un théonyme identique sur des millénaires et à différents endroits de la planète ! L’exemple de Marduk est un peu différent : c’était un titre et il fut porté tour à tour par deux « enfants » du dieu Enki : Enlíl-Seth et Nergal-Horus. Au-delà de ce titre, ils partageaient d’autres traits de caractère analogues loin de fédérer les foules ; ils étaient irascibles, emportés, violents et portés sur les conflits et la guerre !

 

L.O : Dans les Chroniques du Ğírkù lorsque Enki est ressuscité, il conserve sa place au sein de l’assemblée divine ainsi que son nom…
S.N : L’on parle d’un personnage central et majeur des événements s’étant déroulés sur Terre. Il a pourtant porté plusieurs épithètes, mais évidemment ses semblables l’appelaient toujours par le plus connu et le (presque !) plus ancien. Si vos amis vous ont toujours connu sous le nom de Loïc, il y a peu de chances qu’ils vous donnent un nouveau prénom et qu’ils s’accordent tous à l’utiliser, non ? Nous verrons que chez les Grecs, Enki-Osiris est reconnaissable sous l’identité de plusieurs Olympiens, dieux et autres protagonistes comme Hadès, Dionysos, Héphaïstos, Poséidon ou encore Pan.

 

L.O : Nous nous rendons compte au cours de notre lecture que vous nous proposez des décodages aussi bien de mots d’ancienne Mésopotamie que de Grèce antique par l’utilisation des valeurs phonétiques des syllabaires suméro-akkadiens, avec un résultat déconcertant. Quelle fut votre première réaction lorsque vous avez constaté ce fait ? Cela a-t-il été un déclic pour vous dans votre quête de la mise en défaut d’Anton Parks ?
S.N : Évidemment comme je l’ai expliqué plus haut, c’est cette méthode – surtout ses résultats ! – ainsi que la validation de certaines de ses traductions de tablettes d’argile de Nippur (réalisées dans le cadre de la rédaction de son essai Eden [http://www.pahanabooks.com/book.php?lang=fr&book=eden]) qui m’ont fait radicalement changer d’opinion et m’ont orienté dans la direction que j’ai prise depuis 2012 ; à savoir tenter de regrouper des éléments (surtout de nature mythologique) visant à confirmer ses dires voire anticiper les informations des prochains tomes des Chroniques du Ğírkù. Ce n’est pas tant ma réaction (d’orgueil ravalé et de surprise non feinte) de l’époque qui me reste en mémoire, mais tous ces petits moments, ces instants où je réalise un décodage sémantique qui colle parfaitement à la situation. Ce sont ces centaines de décompositions qui hantent les 3 Tomes de Quand les dieux foulaient la Terre – et que je réalise de façon quasi hebdomadaire – qui me sidèrent : l’utilisation du langage des dieux Gina’abul permet de révéler le sens des mots d’idiomes antiques avec une facilité déconcertante. Ou alors, Anton Parks et moi-même souffrons de la même maladie mentale ! (rires) Mais je pense que trouver un sens à 95% des décompositions phonétiques avec le langage protosumérien exclut nettement la part de hasard de l’équation.

 

L.O : Votre livre est un recueil conséquent de traductions de textes originaux grecs, égyptiens et mésopotamiens et ressemble donc plus à une étude universitaire qu’à un essai que l’on a l’habitude de lire sur ces sujets polémiques. Était-ce là l’un de vos objectifs ?
S.N : Je suis très pointilleux et exigeant concernant mes lectures, je ne me pouvais pas agir autrement envers les autres. Je ne souhaitais pas m’éloigner trop des constats actuels de la Science. Je me base sur un existant accepté et validé – excepté pour le postulat « parksien », essentiel à l’étude. J’extrapole ensuite avec mes propres rapprochements mythologiques, symboliques et linguistiques – pour enfin corréler l’ensemble avec les Chroniques du Ğírkù. Cependant je tiens à signaler que la dimension interprétative ne peut être ignorée et rentre en ligne de compte ; c’est le cas de ce genre de lectures polémiques, mais aussi, et surtout de tout ce qui touche aux mythes en général. Comme je le précise dans le Tome 1 dans Quand les dieux foulaient la Terre, il y a rarement un seul niveau de lecture à un mythe et ignorer cette variable revient à prendre des chemins tortueux qui au final ne mèneront à rien. J’ai pris dans le Tome 1 l’exemple du fameux mythe sumérien mettant en scène Inanna et Dumuzi, pour noter sept niveaux de lecture : sociopolitique/protohistorique, naturiste, ritualiste, psychanalytique, mystique/métaphysique, chamanique/initiatique et enfin « parksien ».

 

L.O : Que pensez-vous vous des autres corpus mythologiques qui pourraient aussi se rattacher aux écrits d’Anton Parks ?
S.N : Mon fil rouge est la mythologie grecque, que je compare aux corpus voisins et influents : Égypte, Babylone, Assyrie, Sumer, Anatolie. J’ai commencé dans le Tome 1 à élargir cet horizon en évoquant les mythologies de l’Inde antique, mais encore celtes et germano-scandinaves. Nous irons plus loin dès le Tome 2 où il sera question de personnages mythologiques en provenance de Chine, du Japon, mais aussi des Amériques. Nous n’oublierons pas de réévoquer des protagonistes d’Étrurie, mais aussi des territoires celtes et scandinaves, sans oublier certains constats avec des éléments provenant de cultures de la Vieille Europe. Il y a partout des correspondances pertinentes. Quant à l’interprétation que j’en fais, je laisse le lecteur seul juge.

 

L.O : Y a-t-il des documents écrits flagrants, qui pourraient faire office de preuve patente d’un passé insoupçonné de l’humanité, mais ignorés par les chercheurs actuels ?
S.N : Deux documents doivent effectivement nous interpeller à ce sujet : la liste royale sumérienne et le canon royal de Turin, décrivant respectivement les dynasties ayant régné sur Sumer (avant le Déluge mythique) et le Double-Pays (avant la dynastie 0). Ce qui étonne ce sont les premiers souverains et la durée de leur règne, du côté égyptien, avant la dynastie régie par le premier Pharaon Menes, nous retrouvons une série de dieux (aux durées de règne abyssales selon notre mesure du temps) suivie de demi-dieux avant qu’une période sans souverain n’achève la période de souveraineté d’êtres célestes ou semi-célestes. À Sumer la durée de règne des rois antédiluviens donne, elle aussi, le vertige, certains ayant exercé leur autorité sur le pays plusieurs dizaines de milliers d’années, « après que la royauté descendit du Ciel », en d’autres termes, lorsque les dieux laissèrent la Terre aux hommes. Ces deux documents sont utilisés pour les dates données des règnes historiques des souverains d’Égypte et de Sumer. Mais tout ce qui précède et je viens de décrire est parfaitement ignoré pour être relégué au rang de fable mythologique ! Je pose la question : pourquoi donc ignorer une grande partie de ces deux documents si précieux, puisqu’utilisés par les préhistoriens pour établir les chronologies des règnes de l’Antiquité ? Parce que ces informations rentrent en totale contradiction avec ce que nous pensons savoir de l’Histoire et de la Préhistoire. Mais je juge cette exclusion partielle assez cavalière ! L’on prend en compte un texte ou on l’ignore, on le range dans la catégorie « témoignage historique » ou « conte mythologique » ; on ne le coupe pas deux pour ne prendre que les données que l’on interprète comme pertinentes…

 

L.O : Pour finir parlez-nous des Tomes 2 et 3 qui doivent sortir prochainement – à quelle(s) date(s) d’ailleurs ? – garderez-vous la même ligne de conduite sur l’écriture et la réalisation de ces deux essais ?
S.N : Il y a une chronologie logique : alors que le Tome 1 traite des cosmogonies et des divinités placées très haut dans les arbres généalogiques (et des conflits primordiaux) – sans oublier d’introduire de nombreuses autres notions essentielles pour la suite –, le Tome 2 (sortie prévue au printemps 2017) convoquera des divinités intermédiaires, mais majeures : celles des principaux panthéons divins ; soit les Olympiens pour le corpus grec. Chaque dieu de l’Olympe (au nombre total de quatorze, rappelons-le) permettra d’étendre nos recherches au-delà du seul protagoniste concerné et servira plutôt de point d’ancrage vers des horizons parfois inattendus. Ce sera le Tome le plus riche et le plus volumineux de la série. Enfin, le Tome 3 (sortie prévue fin 2017, début 2018) mettra en avant les descendants directs des dieux : les demi-dieux, les héros et enfin les hommes à travers leurs diverses étapes de créations et de destructions. La trilogie se terminera sur des données anthropologiques majeures ainsi sur l’étude du phénomène mégalithique et son évolution. Les sommaires viendront en leur temps sur mon Blog.3 Je maintiendrai le cap de la rigueur que je me suis imposée dans le premier Tome : cela sera rapidement visible puisque je multiplie les schémas et autres tableaux comparatifs créés pour l’occasion de ces essais.

 

L.O : Vos essais ne sont pour le moment prévus que pour sortir au format E-Book. Avez-vous songé à faire éditer une version papier de vos livres ?
S.N : Beaucoup de messages me parviennent à ce sujet. Pour les raisons invoquées sur mon site, je m’étais fixé comme objectif de ne pas imprimer sur papier, mais il semblerait que beaucoup de lecteurs soient allergiques aux livres numériques ! Je m’interroge donc sur le bien-fondé de ma démarche. Peut-être que les choses évolueront durant les prochains mois, à suivre !

 

L.O : Quel est votre réel objectif à l’issue de votre trilogie ?
S.N : Je ne me suis pas fixé d’objectif définitif à atteindre ; je vois mon travail comme une enquête cherchant à rassembler des preuves provenant de notre lointain passé et dont les mythologies se font l’écho. Je n’ai pas la prétention de produire une enquête exhaustive, ce serait là le travail d’une voire de plusieurs vies – vu le nombre de corpus mythologiques à analyser ! En outre, je garde en tête cette maxime d’Aimé Michel qui invite à « tout envisager, mais ne rien croire ». Je ne suis pas croyant. Je n’ai pas de vie spirituelle ni ne crois à tout ce que je lis sur les Internets ou dans les livres de Graham Hancock. J’ai d’ailleurs plus tendance à faire confiance aux publications scientifiques de Pour la Science qu’aux articles souvent approximatifs de ce bon vieux Graham ! J’envisage des possibilités, je les étudie avec mes maigres moyens puis j’en tire mes conclusions personnelles (grâce à ce bon vieux rasoir d’Ockham [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d’Ockham) ; je ne les impose à personne. Je serais bien mal placé pour ça : mes « certitudes » ont fait demi-tour deux fois concernant les récits et travaux d’Anton Parks. C’est avec une grande humilité et un profond respect que j’examine les travaux des autres – surtout lorsqu’il s’agit de chercheurs vouant leur vie à la tâche –, sans parler des miens. Nous sommes tous plus ou moins victimes de biais cognitifs. Je n’échappe certainement pas à la règle. Ce que j’envisage comme étant ma vérité du moment, c’est ce qu’est cette trilogie. Mais soyez certains d’une chose : cette vérité est parsemée de doutes et d’interrogations tant sur les méthodes que sur les corollaires. Je conclurai ainsi : la vérité est en perpétuelle évolution et propre à chacun, il y a des mystères et des énigmes irrésolus sur Terre et il est exaltant d’en rechercher les significations. En revanche, tout ne peut être interprété par le simple prisme des Anciens Astronautes. Nous autres, Homo Sapiens, sommes les héritiers d’une lignée d’hominidés vieille de millions d’années. Nous n’avons jamais rien oublié de notre passé. Nos connaissances sont cumulatives ; nous ne sommes pas immortels, mais nos savoir-faire, eux, le sont. Apprivoiser les bêtes et les céréales nous a fait franchir une étape primordiale de notre évolution (révolution néolithique), c’est à partir de là que nous avons mis en pratique tout le génie présent dans nos gènes, à commencer par lever des mégalithes – pour aujourd’hui bâtir des tours qui chatouillent les nuages. Je n’accorde donc aucun crédit à la thèse du « primitif débile », mais, pour autant, s’il doit exister des preuves de contacts passés entre l’Homme et les dieux – et d’un éventuel héritage culturel de leur part –, je suis intimement persuadé que nous les découvrirons. Je suis pour ma part certain d’avoir découvert des indices allant dans ce sens et c’est en cela que participe Quand les dieux foulaient la Terre !

 

Merci Satochi Nasura d’avoir répondu à mes questions,
Je tiens personnellement à vous congratuler pour le premier tome de votre trilogie. L’ouvrage est complet, bien sourcé et mérite vraiment le titre de remise en question des travaux d’Anton voir de vérification appuyée sur la mythologie comparée. En plus de soumettre les mythes grecs à la mythologie sumérienne vous nous plongez en pleine antiquité et légendes des théogonies grecques telles que décrites par Hésiode. Ces essais sont un travail nécessaire à la compréhension et l’adhésion des ouvrages d’Anton Parks. Je recommande donc ce livre chaudement que vous soyez averti ou non, ou bien même encore sans avoir lu Anton Parks. Vous trouverez les références adéquates en vous rattachant aisément à la mythologie grecque bien plus commune . Encore félicitation pour cet essai, nous attendons avec impatience la sortie prochaine du Tome 2 et 3 ainsi que l’éventuelle édition papier.
Loïc Occhipenti